Ruinart ou la noblesse du blanc de blancs

La naissance d’une nouvelle cuvée Dom Ruinart blanc de blancs est toujours un événement pour les amateurs de champagne. Le millésime 2009, qui vient d’être dévoilé, ne déroge pas à la règle. SoBARNES pétille de plaisir à l’idée d’écouter le chef de caves Frédéric Panaïotis nous le présenter.

Cela fait exactement 50 ans que dure l’histoire d’amour qui unit Ruinart à sa cuvée phare, Dom Ruinart blanc de blancs, issue exclusivement de raisins de grands crus, majoritairement du chardonnay. Elle fut imaginée par Bertrand Mure, l’un des derniers descendants de la famille Ruinart à la tête de la Maison champenoise, qui décida que cette cuvée ne serait produite que lors des meilleures années, celles où le chardonnay a pu exprimer sa complexité et son élégance tout en conservant une grande fraîcheur. Le premier millésime, issu de la vendange 1959, fut commercialisé en 1966. A l’époque, le lancement aux Etats-Unis est accompagné d’une délicieuse lettre écrite par Bertrand Mure : « Pardonnez-nous de ne vous envoyer que 1 300 caisses de notre meilleur champagne ».

Un demi-siècle plus tard arrive le nouveau millésime Dom Ruinart blanc de blancs, 2009. Le chef de caves Frédéric Panaïotis, qui l’a porté sur les fonts baptismaux, est sans conteste le mieux placé pour nous en parler :

L’année 2009 n’avait pourtant pas bien démarré du côté du ciel : « Entre coups de vent, grêle, pluies importantes et coup de froid lors de la floraison, le début du cycle fut pour le moins compliqué ! », se rappelle Frédéric Panaïotis. Heureusement, des conditions estivales allaient prendre le relais et permettre une maturation régulière dans des conditions climatiques idéales pour des vins « vifs et charnus ».

Résultat, cette nouvelle cuvée 100 % chardonnay offre à l’œil un doré intense agrémenté de reflets vert-amande, un nez fruité tirant vers le citron, l’abricot et le brugnon ainsi qu’un palais où s’assemblent une acidité délicate et la fraîcheur des fruits à noyaux.

En fins connaisseurs que vous êtes, vous aviez noté que le millésime 2009 succédait au millésime 2007. Quid de 2008 ? Frédéric Panaïotis nous explique tout : « 2008 était une grande année pour les cépages noirs, bien plus que pour les blancs. Lorsque nous avons dégusté les vins clairs de l’année, nous n’avons pas trouvé les cuvées qui correspondaient au profil Ruinart. Nous avons donc renoncé à faire un millésime 2008. 2009 s’est ensuite présenté et nous avons été convaincus. » Voilà, vous savez tout !

Et parce que c’est vous, la cheffe en résidence de la Maison Ruinart, Valérie Radou, a concocté une recette spécialement étudiée pour accompagner Dom Ruinart blanc de blancs 2009 : un célerisotto, petit épeautre et truffe dont nous avons l’eau à la bouche.

laurent@sobarnes.com

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Infos : Ruinart.com 

 

Il va de soi que ce champagne, aussi fin soit-il, est à consommer avec modération !

 

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