Tout le Jazz que j’aime

Déjà ? C’est déjà votre sortie en amoureux, ce soir ? Vous l’aviez presque oubliée, mais heureusement vous savez où aller : ce sera l’Upper East Side, au Carlyle, avec vos plus belles chaussures pour aller danser, car là-bas, il faut se mettre sur son 31 tous les jours de l’année.

A 21h pétantes, vous êtes au Café Carlyle, le restaurant de l’hôtel, où le serveur aux mains gantées vous conduit vers votre table, au centre de la pièce juste sous un énorme chandelier étincelant – c’est de là que les vues sur le cabaret sont les plus belles. Et là, la magie opère ; vous commencez à onduler sur les rythmes de ces classiques du jazz imaginés par des légendes du genre. Aux murs, ce sont les remarquables  coups de pinceau de Marcel Vertès qui décorent la pièce.

Sur la scène se mêlent élégance et glamour, dans une ambiance pleine de vie. Vient le moment de commander ; ce sera filet mignon saignant pour Monsieur et tendres coquilles St Jacques pour Madame. Après quelques flûtes de champagne, voilà que les personnages au mur semblent prendre vie… Et, ce ne serait pas Woody Allen à la clarinette, sur scène !? Si, si, c’est bien lui.

Juste au moment où vous pensiez que plus rien ne pouvait vous étonner, vous vous dirigez vers le piano bar juste à côté, le Bemelmans Bar, où les lumières sont tamisées et tous semblent hypnotisés par les mains fluides qui courent sur le clavier, accompagnées par une voix cristalline sortie d’ailleurs. Au-dessus de vos têtes, le plafond tapissé de feuilles d’or de 24 carats et les tables rondes dressées à la perfection sur lesquelles vous êtes installés ne font qu’accroître votre sentiment de bonheur. C’est l’heure de repasser commande, non ? Une autre flûte et un whisky, la nuit ne fait que commencer…

En regardant autour de vous, votre regard se pose sur les murs, et ces peintures d’une petite fille au chapeau jaune vous rappellent quelque chose… C’est normal, le bar a été créé en l’honneur de Ludwig Bemelman, l’ancien propriétaire et créateur de Madeline, la petite orpheline parisienne qui a connu une destinée palpitante.

Au fait, on espère que vous aviez pris une baby-sitter pour la nuit, car on a jamais envie de repartir des chambres du Carlyle

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