Ecrivez votre roman à Trouville, dans un manoir qu’adorait Proust

Marcel Proust aimait tellement cette propriété qu’il y joua le rôle d’agent immobilier ! Edifié en 1869 sur les hauteurs de Trouville, le manoir des Frémonts fut une source d’inspiration inépuisable pour l’auteur de A la Recherche du temps perdu. Séduit par la Côte Fleurie dès les premières années de sa vie d’adulte, Marcel Proust n’aura de cesse de faire l’éloge de ce lieu, dans ses lettres ou son roman.  Ses écrits multiplient les déclarations d’amour à cette colline chère à son cœur. Les vues, entre mer et campagne, semblent le fasciner :

« Entre Trouville et Honfleur, sur la hauteur est le plus admirable pays qu’on puisse voir dans la campagne la plus belle, avec des vues de mer idéales… »

Marcel Proust

 

Marcel passa une partie de l’automne 1891 aux Frémonts chez son camarade de classe Arthur Baignères. Le manoir servira plus tard de modèle pour la villa de la Raspelière dans A la Recherche du temps perdu. Les Verdurin auront ainsi la chance de posséder une demeure dont Proust écrira :

« J’avais toujours entendu célébrer le coup d’œil unique de la Raspelière, située au faîte de la colline et où, dans un grand salon à deux cheminées, toute une rangée de fenêtres regarde au bout des jardins, entre les feuillages, la mer jusqu’au-delà de Balbec et l’autre rangée, la vallée… Le jardin de la Raspelière était en quelques sorte un abrégé de toutes les promenades que l’on pouvait faire à bien des kilomètres alentour. D’abord par sa position dominante, regardant d’un côté la vallée, de l’autre la mer, et puis parce que, de même d’un seul côté, celui de la mer par exemple, des percées avaient été faite au milieu des arbres de telle façon que d’ici on embrassait tel horizon, et de là tel autre. »

 

Marcel Proust séjournera à de nombreuses reprises aux Frémonts. Lors de son séjour, en Octobre 1891, le peintre Jacques-Emile Blanche réalisa un dessin qui lui servira plus tard de modèle au portrait le plus connu de l’auteur. Aujourd’hui exposé au musée d’Orsay, on l’y voit jeune homme, une orchidée à la boutonnière. Marcel Proust avait une relation intime avec les Frémonts, à tel point qu’il n’hésita pas à se transformer en agent immobilier pour mieux en sélectionner les hôtes : en août 1892, les Finaly, amis de Marcel, ont ainsi loué le manoir par son entremise. Ils l’achèteront le mois suivant à son propriétaire, Arthur Baignères, pour 152 000 francs…

Construit en L en position dominante sur sa colline, le manoir a gardé sa configuration d’origine, son parc de 7 hectares donnant à la fois sur la Manche et sur la campagne normande. L’âme de Proust y est bien sûr omniprésente. Si le roman dont vous avez tant de mal à terminer l’écriture se déroule à la Belle Epoque, voilà le lieu tout trouvé pour retrouver l’inspiration. Subtilement modernisée, cette propriété évidemment unique en son genre est, comme du vivant de Marcel Proust, proposée à la location par BARNES Deauville. En savoir plus

 

 

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BARNES Deauville
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