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Vacheron Constantin : Orfèvres du temps

Au sein des 17000 mètres carrés de la manufacture Vacheron Constantin, s’organise le mouvement perpétuel d’un ballet à la chorégraphie minutieuse. Un peu, finalement, comme le mécanisme d’une montre.

Les parties invisibles du mécanisme sont «comme une signature de l’artisan que l’on ne découvrira qu’en démontant totalement la montre».

À peine quelques minutes suffisent pour l’atteindre depuis Genève. Là, même entre ses prestigieux voisins – Patek Philippe ou Rolex –, le colosse de verre et d’acier perforé en impose. Conçu par l’architecte Bernard Tschumi en 2004, l’édifice épouse les formes de la croix de Malte, emblème de la doyenne des manufactures horlogères. Que ceux qui redoutent déjà la froideur d’un bâtiment industriel se détrompent: sitôt pénétré dans le bain de lumière de son immense atrium, une ambiance chaleureuse se dégage, sous l’effet des parois de bois, des couleurs vives d’une immense fresque murale, et, sûrement un peu, de l’âme de la maison. Dans ses couloirs, silencieux et feutrés malgré les 450 occupants des lieux, cols blancs et cols bleus se saluent tous par leurs prénoms. La pression est descendue depuis la dernière édition du SIHH qui s’est tenue quelques jours auparavant et au cours de laquelle a été présentée la montre Fiftysix inspirée d’un modèle historique de la maison.

L’excellence en détail

C’est au bout d’un premier couloir que l’on découvre l’atelier de la décoration et de la finition main. Ici règne un silence que seul vient perturber le bruit des machines, celui notamment de la perleuse sous laquelle Lydie, en maîtresse de décor, déplace délicatement le pont d’une montre pour y dessiner des perles de taille variée. Perlage, anglage ou côtes de Genève habillent jusqu’aux parties invisibles du mécanisme, «comme une signature de l’artisan que l’on ne découvrira qu’en démontant totalement la montre», précise Nicolas, maître horloger et d’orchestre de la visite.

De style en aiguilles

Pour accéder au reste de la production, il faudra rejoindre l’étage de l’extension inaugurée en 2014. Dans un grand atelier baigné de lumière et aux allures de laboratoire, entre une quinzaine de blouses blanches, la toute jeune Nina assemble minutieusement les vis microscopiques d’un calibre automatique 2450, armée d’une loupe à œil. Peut-être à force d’expérience, Nina sera-t-elle un jour de ces grands maîtres horlogers qui, deux portes plus loin, assemblent chronographes et tourbillons dans les grandes complications. Ou bien travaillera-t-elle dans les ateliers cabinotiers, dédiés aux pièces uniques créées par des horlogers chevronnés et aux commandes sur mesure. Des modèles exceptionnels, dont certains seront ensuite habillés par les artisans d’art.

Métiers d'or

Surprenante féérie que celle qui se cache derrière les portes des ateliers métiers d’art. Emmanuelle, maître graveur, formée à l’École Boulle, est penchée sur un boîtier pour y sculpter à la main les détails de ses croquis. Concentrée, elle ne lèvera le regard de son binoculaire que pour nous saluer et présenter certaines de ses œuvres, telles que les montgolfières micro-sculptées de la collection métiers d’art «Les Aérostiers», réplique des cinq premiers vols réalisés en France au XVIIIe siècle. Clou de la visite en rencontrant le maître guillocheur et ses machines plus que centenaires. Ici plus qu’ailleurs, les heures filent, et il est temps de partir, en repassant devant la fresque murale, une œuvre de Roger Pfund, artiste célèbre pour avoir réalisé des billets de francs suisses et français. Tout a une histoire chez Vacheron Constantin.

 

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