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On dit tout simplement Meuh…

C’est un peu fleur bleue mais on adore. Dans les années 20, Victorine tenait une épicerie-bar dans sa ferme en Savoie, et son petit fils lui confia, un jour à l’oreille, son souhait le plus cher: « Mémé, quand je serai grand, je ferai un beau restaurant dans ta maison ». Son rêve d’enfant est devenu réalité et nous, on en profite.

A 17 minutes de Megève, dans le petit village de Notre-Dame-de-Bellecombe, au lieu dit Le Planay, se trouve la fierté de James Ansanay-Alex (le petit fils de Victorine donc) : La Ferme de Victorine. Dire que la ferme est plus vraie que nature serait un peu cliché, cette ferme tout en bois est 100 % authentique, au milieu des champs fleuries ou enneigés et des marmottes, au coeur du Val d’Arly. En entrant dans ce beau chalet, on est immédiatement saisi par la chaleur du feu de cheminée qui crépite et par la douceur de la lumière, des petites lampes anciennes sont posées sur les tables dressées de nappes blanches. On se sent bien, comme à la maison, pardon à la ferme, les murs de bois sont habillés de gravures, de livres en cuirs vieillis et on ne peut s’empêcher de jeter un coup d’oeil dans le garde-manger, discrètement en passant.

Le maître des lieux, James, est un personnage. Il est très aimé dans la région et son humour pince sans rire (on vous prévient) est un régal comme la cuisine gastronomique de son chef Denis Vinet, fidèle depuis 2 décennies. Voilà pour les hommes de la maison. Il ne faut pas oublier le charme de Marguerite, qui nous fait fondre avec ses battements de cils. Mais elle et ses amis (bovins de la Tarentaise) dîneront dans la salle voisine, juste séparée par une grande baie vitrée. Et cela fait partie du charme de la maison.

Denis officie de main de maître, avec sa brigade, pour nous permettre de déguster une cuisine de tradition modernisée qu’il adapte aux produits de saisons et aux nouveaux goûts. Petite confidence, la fondue est excellente et même originale avec ses déclinaisons au Bleu de Bonneval ou au pétillant de Savoie mais la cuisine du chef est inventive et passionnée. Alors laissez vous tenter par son imagination avec par exemple une Pastilla d’agneau de Savoie accompagnée d’épeautres au fruits secs et jus mentholé. Un mélange des saveurs détonnant. Et parce que la montagne sans fromage, cela n’existe pas, les nems de Reblochon, avec un sorbet de Granny-Smith, est une petite originalité qui vaut le détour.

Le pendule de l’horloge égrène les secondes, il se fait tard, Marguerite vous lance des yeux d’amour, vous allez rester, n’est ce pas?  Encore un peu, pour un petit dessert et un bon moment de complicité.

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BARNES Megève
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