« Appelez le Parrain ! »

Rester sous le radar pendant plus de 2 ans au coeur de Manhattan et faire le buzz, c’était du jamais vu mais le Bohemian l’a fait et continue de le faire. Ce n’est pas le nouveau caïd de la ville (quoique le nom peut porter à confusion) mais l’un des meilleurs restaurants japonais de New-York.

Un restaurant très clandestin, un speakeasy certes, mais pas comme les autres. Ici, comme dit le chef Kiyo Shinoki, c’est un secret de Famille et des amis de la Famille, bien sûr. Pas de numéro de téléphone, pas d’adresse ouverte au public. Pour pénétrer dans l’antre, c’est le système D. Ou plutôt, il faut appeler le Parrain ou son assistante Diane de SoBarnes pour avoir accès à la ligne privée de réservation. C’est pas tout, on vous demandera encore de montrer patte blanche, il faudra répondre à la question : « qui vous a donné le numéro de notre restaurant, s’il vous plaît ?» Et oui, c’est un speak non easy (pardon pour le jeu de mot, mais le sens de speakeasy ne nous fait toujours pas Tilt), mais le jeu en vaut la chandelle.

Le rendez-vous est pris dans une rue pavée dans le NoHo de Manhattan, au 57 Great Jones Street, très exactement. Votre moitié peut se montrer un brin surpris(e) et inquiet(e), « qu’est ce qu’on va faire dans une boucherie, à cette heure ci ? » -Oui, car ici, on vend uniquement du boeuf de Kobe connu sous le nom de Washugyu, pour info-. On vous a dit clandestin, on ne plaisantait pas.

Poussez la porte, longez le couloir étroit, sonnez, attendez. Pénétrez, enfin, dans le petit restaurant qui était l’ancien atelier de l’artiste Jean-Michel Basquiat et propriété d’Andy Warhol. Tout un mythe et en plus, le lieu est atypique c’est comme un appartement avec un mini jardin japonais d’intérieur, au mur quelques instruments de musique signés par des musiciens qui ont joué pour leur plaisir quelques notes.

A la table voisine (6 tables exclusives), quelques japonais, ce qui est de très bonne augure. La réputation du chef s’est répandue comme une traînée de poudre, on parle dans New York des mets incroyables de Kiyo et d’un menu dégustation extraordinaire. Voilà, le pourquoi du buzz, des recettes aux saveurs créatives et subtiles, un tartare de Washugyu aromatisé, des huîtres au vinaigre de cidre et citron vert, un loup grillé entier avec des filets d’anchois accompagné d’olives Kalamata et une fondue de légumes comme on ne l’a jamais goûtée. Tout le raffinement est dans l’assiette et la magie sous votre palais. L’ambiance est dans la salle, on prend tout son temps de savourer. On se délecte de ce secret si bien gardé.

Maintenant que vous êtes dans les petits papiers du Parrain, Oups, du Bohemian, le code sera «  motus et bouche cousue », n’oubliez pas il n’y a que 6 tables.

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